| Issue |
psychologie clinique
Number 53, 2022
Enjeux de l’exil : ouvertures pour la clinique, défis pour la politique
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| Page(s) | 105 - 113 | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/psyc/202253105 | |
| Published online | 25 avril 2022 | |
Prendre en compte et politiser les violences faites aux femmes illégalisées
Chercheuse postdoctorale/Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA)-CNRS Équipe Genre, Travail, Mobilité (GTM)
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Résumé
Cet article a pour objectif de repolitiser les violences, notamment sexuelles, subies par les femmes en quête de mobilité ou d’exil sur les routes de l’Europe. Souvent considérées comme des dommages collatéraux de la migration dite clandestine, elles sont analysées ici comme faisant partie des violences structurelles dans le cadre des mobilités du Sud global entravées par les régimes migratoires des pays européens et de leurs alliés dans la lutte contre l’immigration dite clandestine. Se basant sur une enquête ethnographique menée à la frontière maroco-espagnole, ce texte interroge le lien entre contrôle migratoire et contrôle du corps des femmes. Il s’agit de démontrer comment la « sécurisation » des frontières à des fins anti-migratoires produit et/ou renforce des vulnérabilités racialisées et sexuées, et comment cette mise en vulnérabilité nourrit dans le même temps des résistances individuelles et collectives, ainsi que des formes de résiliences.
Abstract
This article aims to re-politicize the violence, especially sexual violence, suffered by women seeking mobility or exile on the roads to Europe. Often considered as collateral damage of so-called clandestine migration, it is analysed here as part of the structural violence in the context of the mobilities of the global South hindered by the migration regimes of European countries and their allies in the fight against so-called clandestine immigration. Based on an ethnographic survey carried out on the Moroccan-Spanish border, this text questions the link between migration control and control of women’s bodies. The aim is to demonstrate how the’securitisation’of borders for antimigration purposes produces and/or reinforces racialised and gendered vulnerabilities, and how this vulnerability also feeds individual and collective resistance, as well as forms of resilience.
Mots clés : contrôle migratoire / femmes / frontières / résistance / violences
Key words: borders / migration control / resistance / violence / women
© Association Psychologie Clinique 2022
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