| Issue |
psychologie clinique
Number 60, 2025
La condition arménienne : Histoire, culture et humanités
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| Page(s) | 68 - 76 | |
| Section | Textes cliniques | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/psyc/202560068 | |
| Published online | 17 octobre 2025 | |
« Le génocide arménien », hier et aujourd’hui !
Psychanalyste titulaire formateur à la société Psychanalytique de Paris et à l’Institut Psychosomatique P. Marty de Paris. Fondateur et co-fondateur de l’Association franco-arménienne depuis 1989 et 2007.
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Résumé
Le génocide de 1915 est le terme final des massacres contre la population arménienne en Anatolie. Le déni de réalité des instances politiques de l’Empire Ottoman à propos de ce génocide a entrainé des conséquences psychologiques individuelles et groupales caractérisées par la nécessité d’une cohésion groupale avec un surinvestissement de la vie malgré les nombreux et récents actes de violence en Artsak et au Sud de l’Arménie.
Les conséquences psychiques individuelles sont caractérisées par les inscriptions traumatiques douloureuses perceptives, sensorielles, et l’endeuillement familial ainsi que la perte de tout l’environnement culturel, et cultuel. Cette situation est compensée par le renforcement de l’identité groupale arménienne à travers les survivants et surtout la transmission aux futures générations. Celle-ci est parfois complexe avec un silence anti traumatique pour le sujet génocidé lui-même mais aussi à ses congénères et aux générations. La cohésion communautaire groupale est un élément de réparation individuelle et identitaire a fortiori.
Abstract
The genocide of 1915 was the culmination of the massacres of the Armenian population in Anatolia. The denial of reality by the political authorities of the Ottoman Empire regarding this genocide has led to individual and group psychological consequences, characterized by the need for group cohesion and an over-investment in life, despite the many recent acts of violence in Artsak and southern Armenia.
The individual psychic consequences are characterized by painful perceptive and sensory traumatic inscriptions, family mourning and the loss of the entire cultural and cultic environment. This situation is offset by the reinforcement of Armenian group identity through the survivors and, above all, transmission to future generations. The latter is sometimes complex, with anti-traumatic silence not only for the genocidal subject himself, but also for his congeners and the generations to come. Group community cohesion is an element of individual reparation and, a fortiori, of identity.
Mots clés : Construction génocidaire / résonnance traumatique / communauté de déni / cohésion identitaire arménienne
Key words: Genocidal construction / traumatic resonance / community of denial / Armenian identity cohesion
© Association Psychologie Clinique 2025
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